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La capitale du rétablissement : Comment l’Alberta réorganise le traitement de la santé mentale et de la toxicomanie

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Date: 

septembre 15, 2025

Alors que l’Alberta s’apprête à achever la mise en place de son modèle de relance, il est clair que la province province est à la tête d’un mouvement qui remodèle le traitement des addictions et les soins de santé mentale dans tout le pays. Alors qu’il iest trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais les premiers signes sont encourageants. L’Alberta est en tête du pays avec une baisse de 38 % des décès liés aux opioïdes en 2024, soit plus du double de la baisse moyenne nationale de 17 %. plus du double de la baisse moyenne nationale de 17 %. Les cinq premiers mois de 2025 montrent également une baisse des décès par rapport par rapport à 2024. Cependant, le modèle albertain n’est pas exempt de critiques, en particulier parmi les partisans de la réduction des risques qui affirment que les sites de consommation supervisée et l’approvisionnement sûr contribuent à sauver des vies.

Le premier ministre Danielle Smith et son Conservateurs ge modèle de rétablissement de l’Alberta, mis en place par le gouvernement, réoriente le système de traitement des de traitement des dépendances et de soins de santé mentale de l’Alberta de la réduction des dommages vers un système de soins axé sur le rétablissement en réponse à l’épidémie d’overdose de drogue. overdose l’épidémie de surdoses l’épidémie de surdose de drogue qui sévit dans le pays. Il s’agit un exemple parmi nombreux d’un d’un gouvernement qui est prompt à à embrasser les grandes systémiques et des mesures audacieuses, telles que la création de nouvelles institutions et la dissolution d’autres.

A un système de soins axé sur le rétablissement offre un continuum de services et de soutiens, allant de la prévention et de l’intervention au traitement et au rétablissement. Elle diffère de la réduction des dommages en ce qu’elle elle va au-delà de la la gestionde la les effets négatifs sur la santé de la toxicomanie et de la maladie mentale pour se concentrer sur le rétablissement et la réintégration dans la société comme objectif final du traitement de la toxicomanie et des soins de santé mentale.

Depuis 2019, l’Alberta a créé plus de 10 000 nouvelles places de traitement des addictions financées par l’État, augmentant ainsi l’offre de 55 %, passant de 19 000 à plus de 29 000 places. L’Alberta investit également 350 millions de dollars pour construire 11 communautés de rétablissement afin de fournir un traitement complet des addictions en mettant l’accent sur l’aide à la reconstruction de la vie, à la recherche d’un emploi stable et à la réintégration dans leur communauté. Quatre de ces communautés sont ouvertes à Calgary, Red Deer, Lethbridge et Gunn. Les 11 communautés, dont cinq en partenariat avec des communautés indigènes, devraient être achevées d’ici 2027.

Dans les centres correctionnels provinciaux, l’Alberta met en œuvre des programmes d’unités de vie thérapeutiques correctionnelles pour aider les personnes incarcérées à éviter les rechutes et le retour à l’activité criminelle après leur libération. La province a également mis en place un accès à la demande à des thérapies agonistes opioïdes telles que Suboxone et Sublocade par le biais du programme virtuel de dépendance aux opioïdes, tout en travaillant avec les forces de police d’Edmonton et de Calgary pour augmenter le nombre de Police and Crisis Response Teams (PACT) au sein de la communauté. Les centres de navigation et de soutien situés dans les centres-villes d’Edmonton et de Calgary ont pour but d’aider les Albertains sans domicile à se connecter à une gamme de soutiens et de services, en reconnaissant qu’une des principales causes de leur situation est souvent une toxicomanie et une maladie mentale non traitées.

De nouvelles institutions, telles qu’un ministère autonome de la santé mentale et des toxicomanies, élaborent des politiques et des lois, et Recovery Alberta, l’une des quatre nouvelles autorités sanitaires provinciales, supervise le traitement des toxicomanies et les aides et programmes de santé mentale que la province offre aux Albertains. Parallèlement, le Centre canadien d’excellence pour le rétablissement (CoRE) est chargé d’évaluer les programmes et d’informer sur les meilleures pratiques.

La loi sur l’intervention compassionnelle Loi sur l’intervention humanitaire, 2025La loi sur l’intervention compassionnelle, également connue sous le nom de traitement involontaire, crée une voie en dehors du système judiciaire pour les parents et les tuteurs, les membres de la famille, les professionnels de la santé et les policiers ou les agents de la paix pour demander une ordonnance de traitement ou un plan de soins pour les personnes qui sont susceptibles de se faire du mal ou de faire du mal à d’autres personnes en raison d’une dépendance grave. L’Alberta investit 180 millions de dollars sur trois ans pour construire deux centres d’intervention compassionnelle pour adultes à Edmonton et à Calgary. La province investit également dans des lits de traitement pour les jeunes, notamment 23 millions de dollars pour établir le Northern Alberta Youth Recovery Centre en 2026, qui comprendra un espace pour les soins prévus par la loi.

L’évaluation

Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les premiers signes sont encourageants. L’Alberta est en tête du pays avec une baisse de 38 % des décès liés aux opioïdes en 2024 par rapport à 2023, soit plus du double de la baisse moyenne nationale de 17 %. Les cinq premiers mois de 2025 montrent également moins de décès que la même période en 2024.

Bien que les critiques soulignent que les sites de consommation supervisée et l’approvisionnement sûr contribuent à sauver des vies, les décès et la consommation de drogues ont augmenté dans le cadre de ce modèle. Les municipalités ont commencé à manifester leur soutien au passage au modèle albertain. Par exemple, le conseil municipal de Red Deer a demandé une transition de son site de consommation supervisée vers des mesures de soutien axées sur le rétablissement en 2024, y compris une clinique mobile d’accès rapide à la médecine des addictions, une équipe dynamique d’intervention en cas d’overdose, des accompagnateurs de rétablissement dans les refuges pour sans-abri et des améliorations de la capacité de désintoxication existante avec soutien médical. Bien que le gouvernement de l’Alberta affirme que la réduction des risques a sa place, il pense que son approche donnera de meilleurs résultats pour atteindre l’objectif de rétablissement à long terme.

De même, les défenseurs de la prévention affirment souvent qu’une once de prévention vaut une livre de remède, tout en notant que l’Alberta investit beaucoup moins dans la prévention que dans la guérison. Mais avec des ressources limitées, la province choisit d’investir davantage dans la réponse à la crise pour ceux qui en ont besoin afin de faire face à l’épidémie à laquelle nous sommes actuellement confrontés. Pourtant, des investissements dans la prévention seront nécessaires pour éviter la prochaine épidémie. Le fossé entre la prévention et le rétablissement s’explique en partie par le fait qu’une grande partie des investissements dans le soutien à la santé mentale, tels que les programmes de conseil et les classes de santé mentale dans les écoles, sont des programmes qui s’appuient sur l’infrastructure existante, alors que l’expansion des capacités de traitement et de rétablissement nécessite un investissement initial en capital. Si le modèle est couronné de succès, la gestion des capacités excédentaires de traitement et de rétablissement constituera un défi pour l’avenir.

Une autre critique difficile à écarter est le manque d’intégration du système de soins primaires, alors que la province a divisé l’autorité unique de santé en quatre nouveaux secteurs de soins de santé. Le fait que chaque secteur de soins ne communique pas efficacement avec les autres présente des risques réels pour la santé et le bien-être général des Albertains. Cela dit, l’Alberta a clairement exprimé son engagement en faveur d’une intégration transparente, mais nous savons que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Au fur et à mesure que le modèle de rétablissement et la réorientation du système de santé seront achevés, il sera intéressant d’observer l’efficacité avec laquelle cette intégration pourra être réalisée.

Les autres provinces prennent note

Malgré les critiques, les chiffres parlent et les autres provinces sont à l’écoute. Lorsque l’Alberta a lancé le programme CoRE en avril 2024, la Saskatchewan et l’Ontario ont signé un protocole d’accord pour collaborer avec l’Alberta afin d’améliorer l’accès aux soins axés sur le rétablissement, de partager les meilleures pratiques, de faire progresser les partenariats avec les communautés autochtones et de plaider auprès du gouvernement fédéral en faveur d’investissements et de politiques qui soutiennent le rétablissement. Les deux provinces ont commencé à suivre l’exemple de l’Alberta. De manière peut-être plus surprenante, la Colombie-Britannique et le Manitoba – tous deux dirigés par des gouvernements néo-démocrates – ont également commencé à mettre en œuvre des éléments du modèle albertain.

En Saskatchewanle gouvernement a mis en œuvre son propre plan d’action quinquennal pour la santé mentale et les toxicomanies, qui s’oriente vers un système de soins axé sur le rétablissement et la création de 500 nouveaux logements supervisés, de centres de désintoxication et d’espaces pour les toxicomanes d’ici 2028. La province a supprimé le financement de certains aspects de la réduction des risques, tels que les échanges de seringues, et a modifié la loi sur la sécurité des communautés et des quartiers (Safer Communities and Neighbourhoods). Safer Communities and Neighbourhoods Act (loi sur les communautés et les quartiers plus sûrs), 2024afin de classer les seringues et les pipes à drogue comme des armes de rue. La Saskatchewan s’efforce également d’élargir les équipes PACT et a établi un centre provincial d’opérations d’urgence à Saskatoon pour aider à endiguer la vague d’overdoses dans la ville. La province s’efforce également de mettre en place des foyers dédiés à la santé mentale des jeunes à Regina, Saskatoon et Prince Albert, ainsi que de créer et d’étendre l’accès rapide aux services de conseil. Le mois dernier, le premier ministre Scott Moe a indiqué que, comme l’Alberta, son gouvernement étudierait la possibilité de mettre en place des « soins de compassion ».

L’Ontario a pris ses propres mesures en vue d’une nouvelle approche. La nouvelle politique de l’Ontario dans le cadre de la Loi sur les soins de proximité et le redressement, 2024, impose de nouvelles exigences strictes aux sites de consommation sûre, en leur interdisant d’opérer à proximité d’écoles ou de garderies. Elle interdit également aux municipalités de demander une dérogation fédérale pour un nouveau site, de chercher à obtenir un financement pour la fourniture sur ordonnance de drogues sûres ou d’appuyer la demande d’une autre personne. Les personnes souffrant de toxicomanie, de problèmes de santé mentale et d’absence de logement devront se rendre dans les centres HART (Homelessness and Addiction Recovery Treatment) pour demander des services de traitement qui n’offriront pas de services de consommation supervisée de drogues, d’approvisionnement sûr ou d’échange de seringues. Les HART Hubs ont l’intention de fournir des services plus larges, notamment des soins primaires, un soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie, des services de logement et d’emploi. Neuf des dix sites de consommation supervisée de la province ont été transformés en HART Hubs au début du mois d’avril, et 18 autres devraient ouvrir leurs portes au cours de l’année. La province s’apprête également à étudier le traitement involontaire de la toxicomanie pour les personnes en prison, en probation et en liberté conditionnelle.

Même La Colombie-Britannique (BC) – leader de l’approche de la réduction des risques depuis plus de deux décennies et foyer des premiers sites de consommation sûre – a reconnu la nécessité d’un changement de cap. Face à l’inquiétude croissante du public, le premier ministre David Eby a annoncé en septembre 2024 son intention d’étendre les soins involontaires aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et de toxicomanie et d’ouvrir des établissements hautement sécurisés pour accueillir les personnes détenues en vertu de la loi sur la santé mentale (Mental Health Act). loi sur la santé mentale dans toute la province. Conformément à cet engagement, la province a commencé à mettre en service de nouveaux sites de soins involontaires. En 2025, la Colombie-Britannique a ouvert deux nouveaux établissements de santé mentale qui fournissent des soins involontaires : une unité de 10 lits au Centre de services préventifs de Surrey en avril, et un établissement semblable à un foyer de 18 lits appelé Alouette Homes en juin. Depuis que le NPD a formé le gouvernement en 2017, la Colombie-Britannique a ajouté 7 066 nouveaux lits de santé mentale et de toxicomanie financés par l’État.

Manitoba est également en train de tracer une nouvelle voie. La province a signalé un alignement croissant sur les soins axés sur le rétablissement, tout en équilibrant les approches de réduction des risques. Des investissements ont été consacrés à l’expansion des cliniques RAAM (Rapid Access to Addictions Medicine), au renforcement des traitements communautaires et au soutien des partenariats avec les communautés autochtones, en particulier dans les régions du Nord où les décès liés aux opioïdes sont en forte hausse. Le Manitoba étudie également les moyens d’intégrer plus directement le traitement des addictions à la santé mentale et aux soins primaires, en s’inspirant des leçons tirées de la restructuration de l’Alberta. Le gouvernement du Manitoba a engagé un dialogue actif avec l’Alberta et la Saskatchewan sur la manière d’intégrer les principes de rétablissement dans son propre cadre de santé mentale et de lutte contre les addictions, tout en maintenant les services de consommation supervisée à Winnipeg dans le cadre de son modèle hybride. Le Manitoba se positionne ainsi comme une « province passerelle », adoptant des éléments de l’approche audacieuse de l’Alberta, axée sur le rétablissement, tout en conservant certains aspects de la réduction des méfaits pour répondre aux réalités locales. Le Manitoba vérifie si cette approche peut produire de meilleurs résultats dans divers contextes urbains, ruraux et nordiques.

Conclusion

Alors que l’Alberta s’apprête à achever la mise en place du modèle de rétablissement albertain, il est clair que la province est à la tête d’un mouvement qui remodèle le traitement de la toxicomanie et les soins de santé mentale dans tout le pays. L’avenir nous dira quels sont les succès et les échecs de ce modèle. En attendant, le CoRE évalue et le pays observe.