Soins de santé pour les femmes au Canada
À la fin du mois, je me rendrai à Ottawa pour soutenir l’attention, la réflexion stratégique et l’investissement accrus dans le domaine de la santé des femmes. Au cours de ma carrière, j’ai eu l’occasion de soutenir à la fois les consultations gouvernementales et les parties prenantes qui y participent activement. Grâce à ces expériences, j’ai aidé de nombreuses entreprises, associations, organisations à but non lucratif et coalitions à mettre en œuvre leurs priorités en matière de défense des intérêts des femmes dans tout le pays. C’est là que mes passions se rejoignent : rassembler les gens pour résoudre des problèmes, défendre les intérêts des femmes et la santé des femmes.
Les expériences des femmes en matière de santé sont personnelles. J’ai eu besoin de soins de santé et j’en ai reçu depuis ma naissance par césarienne. On m’a retiré les amygdales à l’âge de six ans. On m’a dit que j’avais fait une fausse couche, mais on m’a annoncé quelques semaines plus tard que j’étais toujours enceinte et que j’allais avoir un bébé en bonne santé. J’ai aidé ma mère à suivre un traitement contre le cancer, un cancer du poumon qui avait été diagnostiqué à tort comme une dépression. C’est pourquoi je me passionne pour la défense d’un écosystème de la santé qui puisse soutenir tous les Canadiens, y compris les femmes qui représentent près de 51 % de la population.
Tout le monde s’attend à ce qu’un professionnel de la santé soit formé pour répondre à vos besoins en matière de soins de santé et qu’il soit armé des outils nécessaires pour relever le défi qui se présente à vous en matière de soins de santé. Ce n’est pas le cas pour les soins de santé des femmes. Le Canada n’a pas mis à jour sa stratégie nationale depuis 1999. Le monde a changé de manière significative sans que la recherche et l’investissement dans les soins de santé pour les femmes ne soient nécessaires.
Les systèmes de santé de tout le pays – et du monde entier – innovent activement. Comment les systèmes de santé peuvent-ils fournir des services de manière plus efficace et plus efficiente ? Comment le nombre limité de ressources humaines dans le domaine de la santé peut-il soutenir une population dispersée dans des paysages aussi vastes ? Comment décharger les prestataires de soins de santé des tâches administratives afin qu’ils puissent appliquer leur expertise là où elle est le plus nécessaire ? Autant de bonnes questions. Mais en l’absence de recherche fondamentale et de données probantes sur l’impact de ces décisions sur la santé des femmes, ces dernières ne feront que prendre du retard, tant sur le plan de la santé que sur celui du bien-être économique.
Des solutions à ces défis et aux impacts qui en découlent sont proposées aux décideurs politiques. Rien qu’au cours des six derniers mois, des rapports ont mis en évidence les lacunes en matière de soins de santé pour les femmes, les solutions et les avantages qui découleront de leur mise en œuvre. Heureusement, les rapports ne se contentent pas d’identifier les défis auxquels sont confrontées les femmes à la recherche de soins de santé, ils mettent également en évidence les solutions. Les preuves et les impacts montrent que le soutien aux soins de santé des femmes va au-delà d’une conversation sur la santé. Le rapport de Deloitte, The Case for Advancing Women’s Health in Canada (Les arguments en faveur de la santé des femmes au Canada)cite les notes du Forum économique mondial selon lesquelles « les investissements dans la santé des femmes génèrent des gains de santé transformateurs et représentent l’une des opportunités les plus rentables pour sauvegarder des vies et des moyens de subsistance ». En fait, leurs données démontrent que pour chaque dollar investi dans la santé des femmes, il y a un retour sur investissement de 3 dollars.
Malgré la lenteur des progrès, la santé des femmes a connu de nombreuses réussites :
- Le gouvernement de l’Alberta a investi 20 millions de dollars dans des initiatives en faveur de la santé des femmes, ce qui constitue un premier pas concret vers l’élimination des disparités entre les sexes dans la pratique, la politique, la recherche et les soins de santé.
- La première clinique de ménopause de l’ouest du Canada a ouvert ses portes à Vancouver l’été dernier, s’appuyant sur le travail effectué par le gouvernement de la Colombie-Britannique pour soutenir les femmes pendant la ménopause. En outre, le mois prochain, la Colombie-Britannique améliorera la prise en charge de la ménopause en offrant une couverture publique gratuite du traitement hormonal substitutif pour traiter les symptômes de la ménopause.
- Un accès accru à diverses solutions de diagnostic et aux options de traitement qui les accompagnent.
Le succès est au rendez-vous lorsque des leaders et des experts axés sur les femmes se réunissent pour identifier comment le pouvoir de la collaboration peut être exploité pour avoir un impact plus important sur les femmes dans les écosystèmes de santé locaux. Parmi les résultats positifs que j’ai eu l’occasion de soutenir, il était essentiel de prendre en compte le paysage politique au sens large – les priorités, les demandes concurrentes, l’environnement fiscal et le calendrier.
La décision d’accélérer les initiatives en faveur de la santé des femmes pour combler le fossé n’a rien à voir avec la santé des femmes pour l’amour des femmes. Il s’agit plutôt de la santé des femmes pour le bien du Canada, car lorsque la santé des femmes s’améliore, c’est tout le pays qui progresse sur le plan de la santé, de la main-d’œuvre et de l’économie. J’ai vraiment hâte de transmettre ce message à Ottawa.