Par : Ted Gruetzner
Il y a des années, le prévisionniste en chef de ce qui était alors Ontario Hydro a déclaré à une commission législative qu’il considérait l’électricité de la même manière que le premier Premier ministre du Canada considérait le scotch : il valait mieux en avoir trop que pas assez.
C’est une réponse logique à une question qui taraude sans cesse le secteur de l’électricité : De quelle quantité d’énergie avons-nous besoin ? Et que devrions-nous dépenser et construire pour la fournir ?
Depuis qu’il a pris ses fonctions en juin 2024, le ministre de l’énergie et de l’électrification de l’Ontario, Stephen Lecce, s’est empressé de marquer de son empreinte le monde de l’énergie en Ontario et, selon ses propres termes, de positionner la province pour qu’elle devienne une « superpuissance énergétique ».
Je ne sais pas s’il est un buveur, mais le ministre Lecce donne tout lieu de penser qu’il préfère se tromper en ayant trop d’électricité plutôt que de courir le risque de ne pas en avoir assez pour répondre aux demandes prévues. Pour moi, c’est une approche prudente de la planification de l’énergie.
Au cours des derniers mois, le gouvernement de l’Ontario a, entre autres, pris les mesures suivantes
- Adoption de la loi sur l’énergie abordable, 2024
- Lancement d’appels d’offres pour de grandes quantités de nouveaux approvisionnements en utilisant une approche « tout en haut » qui inclut l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et solaire et le gaz, sous réserve de l’acceptation de la communauté.
- Début de la remise en état de certaines des plus grandes centrales hydroélectriques de l’Ontario
- Demande à l’Ontario Power Generation d’étudier la possibilité de construire de nouvelles centrales, y compris nucléaires, sur trois propriétés appartenant à l’OPG.
- Collaboration avec Bruce Power pour développer une nouvelle centrale nucléaire sur les rives du lac Huron.
- Il a clairement indiqué que le gaz naturel est et restera une source d’énergie majeure dans la province.
Juste avant Noël, le ministre Lecce a émis une nouvelle directive à l’intention de la Commission de l’énergie de l’Ontario qui semble faire passer la Commission du statut d’organisme indépendant à celui d’agence destinée à faciliter la planification gouvernementale.
Lecce a également annoncé un ambitieux programme d’efficacité énergétique qui permettra aux consommateurs d’économiser de l’argent et qui reconnaît la nécessité d’un approvisionnement énergétique diversifié et d’un choix pour les clients.
Dans la foulée, le premier ministre Doug Ford a annoncé ce que l’on a appelé l’initiative « Am-Can », qui vise à trouver des moyens multijuridictionnels d’accroître le commerce de l’énergie avec les États-Unis.
Certes, des questions subsistent : le prix total, l’impact sur les consommateurs et les délais de mise en place des nouvelles infrastructures, entre autres. Mais ce n’est pas non plus le moment d’être prudent. Il est clair que l’Ontario sera en concurrence pour attirer de nouvelles industries. Si nous construisons, ils ne viendront peut-être pas. Mais si nous ne le faisons pas, il est presque certain qu’elles ne viendront pas.
À mon avis, le gouvernement de l’Ontario a tracé la voie d’un avenir énergétique solide.
Leur politique énergétique vise à soutenir leur politique économique, alors que trop souvent les gouvernements créent une politique énergétique isolée de leur politique économique ou utilisent leur politique énergétique pour « créer » une politique économique.
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Un café (ou un scotch) pour le nouvel an, c’est moi qui l’offre !